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Interview avec les frères Lengacher

Les Lengacher forment une vraie dynastie de street-hockeyeurs. Si le président des Sierre Lions, Wolfgang, est un membre actif des vétérans, au même titre que son frère Thomas, ses fils, Dennis (Sierre Lions) et Patric (Martigny), s'affronteront ce week-end dans un derby valaisan prometteur. Car tant les joueurs du bas que du centre restent sur deux victoires consécutives. Interview avec deux frères, ennemis l'espace de 60 minutes.

Patric et Dennis. Comment caractérisez-vous l'inattendue réaction de vos équipes dans le dernier match ?

Dennis :

Je pense que chaque équipe a durant la saison une " baisse ". Il vaut mieux avoir ce passage à vide pendant la saison et non durant les play-offs. Dans notre cas, nous pouvons limiter cette perte à 3 points. Le matche de Bonstetten nous a permit de rebondir. Mais il y a derrière cela un grand travail à fournir en équipe.

Patrick :

Nous avons joué comme nous devrions toujours jouer. Aussi, nous nous sommes aperçus que la barre se rapprochait derrière nous et qu'il fallait absolument engranger des points afin d'atteindre les play-offs. Le week-end avec deux matches et deux victoires face à Oberwil nous a passablement aidé.

En ce moment, les deux équipes travaillent avec un contingent réduit, un grand nombre de joueurs sont suspendus ou blessés. Ce n'est pas la meilleure situation ?

Dennis :

Chaque équipe doit vivre avec le fait que les blessures font partie de chaque sport. Naturellement, c'est la poisse lorsqu'il y a des blessures de longues durées comme pour Duc, Rigoli et Jeannerat. Notre club peut toutefois compter sur le travail des juniors et les blessures sont ainsi compensées. Les matchs des derniers week-ends ont montré que c'était possible.

Patrick :

Certainement pas. Reste qu'à Oberwil nous avons joué avec une formation affaiblie et quand même gagné la totalité de l'enjeu. Les absences permettent à d'autres joueurs de se valoriser.

Patric, tu joues à Martigny et toi, Dennis à Sierre. Parle-t-on à la maison du prochain match ? Quelques tactiques de jeu sont-elles abordées ?

Dennis :

Je pense que les deux équipes se connaissent suffisamment de par les années précédentes, qu'il n'y a pas de secrets. Nous connaissons les deux équipes autant de l'extérieur que de l'intérieur. Les points forts et les faiblesses de chacun sont connus et les derbys apportent toujours quelque chose de spécial. Les prochains matchs sont examinés chaudement......

Patrick :

On en parle, mais souvent ça se limite à des provocations ou autres taquineries.

Avec 3 passionnés de hockey à table le soir, y a-t-il d'autres thèmes à aborder ou votre mère Andrea désespère-t-elle sur vos discussions ?

Dennis :

Les discussions se limitent fortement sur les week-ends et après les matchs on argumente à coup sur fortement. Puisque notre mère suit également les matchs, elle peut prendre part et s'impliquer dans la discussion. Mais on ne peut pas parler de désespoir.

Patrick :

Elles s'énerve quelque peu, car c'est le sujet principal. Il n'est pas rare qu'elle participe aux discussions, car elle suit un grand nombre de matchs.

Dennis :

A chaque fois. Le fait que mon frère joue dans la cité du coud du Rhône ne change rien à cela. Cette rivalité rend le tout encore plus spécial. Bien qu'on doit oublier ce fait pendant le match.

Patrick :

Bien évidemment que la tension est supérieur, reste qu'on ne gagnera pas plus que deux points.

Oublie-t-on durant le match que son frère joue de l'autre côté ?

Dennis :

Comme je l'ai dis. On dois oublier ce fait et essayer de laisser ses émotions à l'extérieur du jeu. Naturellement, ça me ferait plaisir de battre mon frère.

Patrick :

Oui, car on ne doit pas se concentrer sur un joueur, mais sur toute l'équipe.

Que vous direz-vous lors de la poignée de main ?

Dennis :

Rien de spécial je pense. Dois-je te réconforter ?

Patrick :

Rien de spécial. A mon avis, la discussion débutera rééllement le soir.

En Valais, le streek-hockey féminin est en plein essor. Que pensez-vous de cela ?

Dennis :

C'est important que ce sport puisse s'établir dans tous les rayons. Le street féminin peut être très intéressant et attractif. Un développement dans ce secteur me semble important.

Patrick :

C'est une bonne chose, même si je n'ai pas souvent eu l'occasion de suivre le street féminin.

Nous sommes en pleine période de carnaval. Une partie de la culture valaisanne, difficilement conciliable avec le sport d'élite. Un sacrifice important ?

Dennis :

Quelque part il est quand même possible de concilier les deux activités. A certain moment il s'agit de fêter une victoire ou tout simplement oublier une défaite. En étant raisonnable, il doit être possible de concilier les deux. Reste qu'à terme, le sport doit avoir la priorité.

Patrick :

Ce n'est certainement pas facile, mais on doit essayer de trouver un consensus. J'aurai malgré tout l'occasion d'assister à l'une ou l'autre soirée. Comme nous jouons le week-end, je profite de sortir en semaine.

Ton pronostic pour ce week-end ?

Dennis :

2 points pour une équipe valaisanne.

Patrick :

7 à 6, car à carnaval, tout est possible.


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3   Mis à jour le 18 février 2010